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BBKS

Description :

La première partie de la vie se passe à désirer la seconde ; la seconde à regretter la première.
[Alphonse Karr]


Tout ce que l'imagination humaine est capable de concevoir peut se produire dans la réalité.
[Willie Gallon - Physicien]


La vie est une échelle, les uns montent, les autres descendent.
[Proverbe bulgare]



Le hasard n'est pas de ce monde, tout n'est que fatalité.
[Yûko - XXXHolic]



Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que nous aurions pu être.
[George Eliot]




Ce ne sont pas les heures qui sont précieuses, ce sont les minutes.
[George Bernard Shaw]




Je pense que c'est clair,
J'aime les citations :)

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  • Chapitre 7,  Lieu de prédilection ou prison ?
  • Chapitre 6, Milles excuses ne suffiraient pas.

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Le retour n'est pas pour tout de suite !

Le retour n'est pas pour tout de suite !
Bonjour, bonsoir !

Cela fait des mois que je n'ai plus donné signe de vie et je tenais à m'en excuser.
Sachez que j'écris toujours mais pas BBKS.
J'ai évidemment en tête la suite mais je n'arrive plus à écrire pour le moment,
j'écris d'autres histoires en ce moment dans le but de faire une sorte de receuil des premiers chapitres de mes histoires, de les poster (ou réellement les publier si je peux un jour!) et demander un vote pour que je puisse savoir quelles histoires vous préférez et ainsi pouvoir me consacrer à l'écriture de vos récits favoris.
Pour le moment, je ne suis pas très loin dans cette idée mais ça avance, je vous préviendrez bien sur lorsque je reprendrai la publication de BBKS.
D'ailleurs, j'en profite pour vous dire que je vais très prochainement faire quelques modifications de l'ordre du détail dans les chapitres déjà parus.
Je vous remercie d'avance pour votre patience,
et pour votre visite !
Auteur.
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#Posté le dimanche 14 novembre 2010 11:12

Les portes sont ouvertes, A vous d'y entrer...

<< Une histoire comme les autres, sauf que c'est la mienne >>



A quoi résume-t-on une histoire ?


*_________________________Windy, 17 ans, est partie de chez elle il y
*_________________________a un an pour rejoindre son fiancé à Hawaï.
*_________________________Mais quand celle-ci arrive, elle trouve
*_________________________son amour aux bras d'une autre fille.
*_________________________Effondrée, elle s'enfuit dans un village
*_________________________reculé où elle passe quelques mois
*_________________________auprès de ses nouveaux amis locaux.
*_________________________Août, elle décide de revenir à Paris
*_________________________pour ___ terminer ___ ses ___ études.



Que va-t-il lui arrivé ?

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#Posté le mardi 14 avril 2009 06:00

Modifié le jeudi 13 août 2009 00:59

Chapitre 1, Retour à Paris.

Chapitre 1, Retour à Paris.

Il était dans un couloir de l'aéroport. Dans ses bras, une fille aux cheveux blonds... Il me sourit et dit :

- Désolé, j'ai trouvé plus belle que toi, ... J'ai trouvé plus belle que toi, ... Plus belle, plus intelligente, mieux que toi ...


Je me réveillai en sursaut. Encore ce cauchemar ? J'en ai marre ! Je regardai autour de moi, je suis toujours dans l'avion qui me conduit à Paris. Un type completement noir caca était assis à côté de moi et me regardait comme si j'avais annoncé qu'il faisait 80° au Pôle Nord. Je me redressai sur mon siège, fronçant les sourcils sous la douleur du mouvement. Je retirai la veste que j'utilisais comme couverture et je relevai la manche droite de mon chemisier Dior, regardant le cadran de ma montre Gucci. Je dus plissé les yeux pour décrypter l'heure, je finis par comprendre qu'il était 4h26 du matin. Je regardai par la vitre, rien à voir, hors mis les lumières de je-ne-sais-quelle-ville. Le soleil d'Hawaï me manquera... Le type couleur merde m'interpella :
- Savez-vous à quelle heure nous sommes censé arriver ?
Je réfléchis une seconde. Tout en scrutant son visage sans traits particuliers tellement il était bronzé, j'essayai de me remémorer l'horaire que j'avais eu sous les yeux, 24 heures plus tôt. Je me souvins soudain :
- 6h16 !
- Merci, répondis le type.
Il me gratifia d'un sourire supplémentaire. J'eus envie de retourner faire joujou avec les nuages du pays des rêves mais je fus vite sortie de ma rêverie par .... une zone de turbulance -__-. Pas de bol. Je me cramponnai à mon siège, à moitié consciente, puis les secousses s'estompèrent. Je regardai dans le couloir, une hôtesse arrivait. Je la helai et elle accourut presque vers moi, affichant un sourire ostentatoire, fière de sa dentition ? Elle commenca à déballer la phrase habituelle :
- Que puis-je pour -
- Un chocolat chaud, l'interrompis-je.
Elle haussa les sourcils, vexée et s'en alla sans rien dire. Le mec à caca pouffa, j'eus envie de le frapper mais je me retins, quelqu'un d'autre retenait mon attention. Je me dressai sur mon siège, tentant vainement d'apercevoir les gens devant moi. Puis l'hôtesse revînt avec mon chocolat chaud et je dus me réassoeir.
Je comptais presque les secondes, essayant de m'endormir, mais il y avait toujours quelque chose pour m'en empêcher. Je finis par m'assoupir quelques minutes. Vingts minutes après avoir sombrer, mon voisin me réveillait, son sac sur le dos, tendant le mien. Je le pris, remarquant que nous étions les derniers, et je me dépêchai de sortir. Le pas traînant, j'allai chercher mes valises Gucci. Je me retrouvai vite seule dans les couloirs. Je ne savais pas vraiment où aller. Chez ma mère ? Chez mon père ? Chez des amis ? Quels amis ? J'étais vraiment perdue.
- Besoin d'aide ? demanda une voix incoinnue derrière moi.
Je me retournai. OMG ! Des yeux bruns, froids, qui vous transpercent le coeur. Des cheveux tout aussi bruns, en pagaille sous une peau pâle mais pas trop - un tein parfait. Une chemise blanche RW si je ne m'abuse et un pull Ralh Lauren noir que je n'oublirai jamais. Il me souriait dévoilant un sourire qui me fit sourire moi aussi. Ce type est plus que magnifique !
- Alors ? Besoin d'aide ? insista avec un sourire.
De l'aide ? Oui, j'en avais besoin. Mais qu'est ce que je pourrais lui dire ?
- Je cherche ... un hôtel, répondis-je, légèrement à côté de la plaque.
- J'ai l'adresse d'un sublime hôtel tout près d'ici, proposa-t-il. Puis-je vous y accompagner ?
Quelle courtoisie, je craque ! Il me sourit.
- Pourquoi pas , j'accepte l'aide de tout le monde ! ^^
Faux. C'est juste parce que lui, il est completement sublime *_*
- Je ne me suis toujours pas présenté, s'excusa-t-il. Je m'appelle Aaron. Et vous ?
- Moi c'est Windy, répondis-je avec un grand sourire.
- Wendy ? répéta-t-il. Joli prénom ^^
Ca y est, ça recommence, les français bouchés sont de retour -___-...
- Non, pas Wendy, le corrigeai-je. Windy !
- C'est la même chose, répliqua-t-il.
Je voulus répondre que non mais il s'était déjà retourné. Au fait, il a pas de bagages ? Il vient d'où ?
- Vous n'avez pas de-
- Je n'ai pas 50ans, tutoie moi ! m'interrompit-il.
- Oh, heu ..., repris-je. Tu n'as pas de bagages ?
- Je les ai faits envoyer, répondit-il visiblement ailleurs.
Ok... Je m'en contre-fiche en fait --'.
- Bon, on y va à cet hôtel ? proposa-t-il.
Je ne ferais aucun commentaire sur le double sens que peut aborder cette phrase U__U'
- M'y accompagner en tout cas ;)
Il ne sembla pas comprendre. Est-il débil ou alors il se fiche de moi ? Il sourit, prit l'une de mes valises et se dirigea vers la sortie. En tant que bon gentleman sexy, il me tint la porte ouverte. Je vais finir par prendre la grosse tête avec lui >o<. Il sortit les clefs d'une Mercedes. I love Mercedes *__*. Il appuya sur le bouton de déveroulliage. Je vis les phares d'une sublime Benz s'allumer. Il ouvrit le coffre et y enfourna mes valises. C'est normal que j'entre dans la voiture d'un parfait inconnu ? Il m'ouvrit la portière passager, j'entrai sans broncher. En moins de temps qu'il ne faut le dire, je fus prise d'un sursaut, j'eus un mauvais présentiment. Un accident ? Non. Une mauvaise rencontre ? Je ne pense pas. Un danger ? Oui, mais lequel ? Aaron entra à son tour dans la voiture et démarra. La voiture rugit - je ne pus empêcher un fameux sursaut - puis s'engagea à toute vitesse dans les rues de Paris. J'étais scootchée à mon siège, pas moyen de faire un mouvement. J'avais le regard rivé vers le compteur de vitesse - qui dépassait souvent les cent vingt ! Aaron souriait. Je ne regardais même pas les panneaux qui défilaient à côté de moi. J'eus l'impression que cela faisait des heures qu'il roulait. Mais il s'arrêta vite devant un hôtel. Les alentours ne ressemblaient pas à Paris, serait-on sortis de la ville ? Je sortis de la Mercedes. L'hôtel était vachement classe pour un coin aussi perdu ! Aaron sortit mes valises et me conduit à la réception. Il demanda une chambre, la jeune femme sourcilla en nous voyant et me donna vite les clefs de la chambre 116. On partit à sa cherche. Je finis par la trouver. J'entrai seule, Aaron était au fond du couloir. Une sublime baie vitrée en face de moi - dommage qu'il n'y ait rien de beau derrière... - et une porte vers la chambre direct à côté. De l'autre côté, une mini salle de bain... [ Nda : Ca devrait pas plutot être le contraire, la chambre en grand et la mini salle de bain dans une pièce à part ? Bref ><] Je sautai sur le lit, hyper confort ! Aaron entra dans la pièce. Il sourit et annonca qu'il allait partir. Je le remerciait encore - soulagée qu'il n'y ait pas eu de problème - et décidai de le raccompagner jusqu'à sa voiture. Et ce fut mon erreur. Alors que je fermai la chambre à clef, je l'entendis me susurer au coin de l'oreille :
- Désolé, me susurra-t-il. C'est la fin de la journée.
Je ressentis une affreuse douleur au crâne, puis je sentis comme un liquide chaud dans ma nuque. Le sol tournait et soudain, il m'apparut un peu trop vite à mon goût. Je sentis le froid du carrelage sur ma joue, puis des bruits de pas... Le reste, j'avoue ne plus m'en souvenir ...

**************************************************************************************


Voiçi voilà, la fin de mon premier chapitre.
Vos impressions ?

Je tiens à préciser que je m'excuse de la rapidité de la fin des évenements...
J'espère que cela vous plaira quand même ;)
Espérant que vous serez nombreux, merci à vous <3

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#Posté le mercredi 22 avril 2009 13:08

Modifié le mardi 30 août 2011 14:38

Chapitre 2, Un réveil à l'autre bout du monde ?

Chapitre 2, Un réveil à l'autre bout du monde ?
 
Le soleil ne traversa pas mes rideaux pour me caresser les joues afin de me réveiller. Non, je fus réveillée en sursaut par le bruit de la tempête dehors. D'ailleurs, est-ce normal que je me réveille en pleine nuit dans un endroit qui m'est parfaitement inconnu - étant en fait parfaitement pas éclairé donc parfaitement noir? Le noir complet ne m'indiquait rien qui vaille. Derrière les murs, j'entendais le brouhaha de la pluie. A l'intérieur, il n'y avait pas un bruit. Rien. Je crus d'abord à un rêve - ou plutôt un cauchemar- mais mes yeux finirent par s'habituer à la pénombre et je parvins à distinguer le contour d'une table de nuit à ma gauche. Je me dirigeai à tatons vers elle et commençai à chercher quelque chose pour faire de la lumière. Je trouvai au bout de quelques secondes un interrupteur, sur lequel j'appuyai. Je marmonnai à la douleur que provoquait la forte lueur jaune sur mes yeux habitués au noir. J'entendis une légère plainte au bout de la pièce, je sursautai. Ce mouvement me souleva une insoutenable douleur au crane. Ma chute me revint à l'esprit et je me redressai, aux aguets. Mon kidnappeur devrait être dans le coin mais où ? Je remontai ma couette jusqu'à mon menton - espérant y trouver un soupcon de courage ?.
-Tu pourrais éteindre cette maudite lumière ? se plaignit une voix dans l'ombre.
La voix était à peine audible, elle venait du fond de la pièce. Je tournai la lampe vers la provenance des sons. Je vis directement une silhouette se découper sur un fauteuil troué, rongé aux mites. Je lâchai le lumière et émit un léger cri. La tête d'un jeune homme se releva avec une expression blasée. L'homme se releva en entier, je reconnus mon kidnappeur, Aaron - si c'était son vrai nom. Il s'avança près de moi, claudiquant. Je me réfugiai sous les couettes. J'entendais ses pas se rapprocher, mon coeur voulait sortir de ma poitrine. J'aurais préféré le laisser gambader plutôt que de devoir souffrir le martyre pour le laisser là où il était.
Terrorisée, j'étais terrorisée...
<< Click >>
Le noir revînt.
Non, je n'étais pas terrorisée. Je ne sais pas trop comment expliquer mon état en cet instant...
Je suis je-ne-sais-pas-où, avec je-ne-sais-pas-qui, pour je-ne-sais-pas-quelle raison depuis je-ne-sais-pas-combien-de-temps. J'aurais dû trembler, hurler, courir, fuir ! Mais non, je n 'ai pas pu. Lorsque mon ravisseur s'installa nonchalement dans mon lit, je ne fis rien. Son soufle sur ma peau me provoqua des frissons incontrolables. Les remarquait-il ? J'entendis un ronflement sonore. Je ne sursautai même pas - il s'était simplement endormi.
Tétanisée, c'était plutôt ça le mot, j'étais tétanisée.

˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛

Des paroles incompréhensibles ...
Je me retournai pour ne plus les entendre, mais pas moyen de dormir.
Des bruits de pas, de verres posés sur une table proche, de gsm qui n'avait plus de batterie - c'était ce bruit le plus énervant. Je voulais me plaindre - hurler si je le pouvais - mais je ne pouvais pas --'.
- ... Réveillée ou quoi ?, marmonnait une voix connue à présent. ... Faim .... Soif aussi ... Rrr ... Ca m'énerve ! .... Alléééé.... * ampoule au dessus de la tête* Si je la réveillais ?
Pas la peine --'. Avec le boucan qu'il fait.
- Mais comment faire ? continua la voix, sûrment inconsciente que je l'entendais bavasser toute seule. Je lui saute dessus ?
Ca va pas la tête ?! Je veux pas mourir aplatie !
- Non, trop brutal pour cette crevette ( moi : Crevette ? U_U# ). Réveil en douceur ?
Je sentis une présence soudain très proche. Je lui dis que je suis reveillée ou pas ? J'ose pas >< Il se pencha à côté de mon oreille et murmura :
- Tu ne dors pas, murmura-t-il. Ne me prend pas pour un abruti.
Cramée... Je me retournai, évitant son regard du mieux que je pouvais. Je me pris bizarrement d'un fulgurant intérêt pour le fauteuil en ruine. Que va-t-il m'arriver maintenant ? Ce type doit être un pro parce que je ne ressens pas un soupçon de peur ! Et ça, ça me fait peur (--'). Il se mit fouiller dans ses poches et sortit un petit morceau de papier. Aaron - si c'est bien son nom ( je me répète) - lut alors son contenu :
- Ton gsm n'a plus de batterie, je vais m'absenter quelques heures - soit sage ! aligna-t-il comme si il réfléchissait depuis des heures - ce qui était surement le cas. Tu ronfles - trouves un moyen d'éviter tes bruits de machine à laver -, commences déjà à déballer tes affaires parce que tu vas passer un bout de temps ici et voilà.
Il releva la tête.
- Bon, j'y vais. J'ai prévenu la charmante réceptionniste que si elle te voyait, elle devait tout faire pour te garder dans l'hôtel. Fais pas de bêtises !
Il prit un portefeuille et une veste noire et sortit. Mais il se prend pour qui là ?
Monsieur m'enlève, me laisse toute seule pendant on-ne-sait-combien-de-temps et ... je n'arrive pas à éprouver un stricte minimum de terreur ! J'ai comme l'impression que sa ''naïveté" détend l'atmosphère. Il paraît aussi que l'on a peur seulement quand on a quelque chose à perdre. Je n'ai rien à perdre... hors mis la vie. Mais ... a-t-il réelement une tête de tueur ? Je doute.
- Au fait, ... Heu ..., commença-t-il alors que je me levais. Je t'en parlerai ce soir.
- Heuu ...
Et il ressortit.

˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛

Suis-je censée me sentir abandonnée quand je reste pendant cinq heures cloîtrée dans un hôtel pourri ? Je pensais ,à la base, avoir changer d'hôtel, mais je me suis vite rendue compte qu'il m'avait juste changée de chambre. La réceptionniste passa sa journée à me surveiller quand je passai près d'elle, à lire son Vogue du mois passé où à se limer les ongles. Une fille comme elle ne devrait pas rester dans un endroit si paumé. Elle avait un tailleur Dior, dernière collection ! Mais il doit coûter une fortune ! Avec un charme et des goûts pareils, mais ... elle devrait être mannequin ! Je lui ai fait la remarque trois quatre fois mais elle m'a assurée être très bien payée içi. Je doute même qu'il y ait un directeur dans cet établissement --'. J'ai fait un peu de tourisme ( 40 mètres de longueur par couloir :D ) et j'ai remarqué que j'étais affreusement seule ! Je ne manquerai pas de le dire à Aaron ! ... - si il revient --'. Il est à présent 16h47. Je poiraute devant la fenêtre de ma chambre. Je << m'amuse >> à deviner quelle est la marque des voitures qui arrivent au loin. Je suis trop une pro maintenant UoU. Je sais, je vais aller loin dans la vie --'.

*Click Click*

What is this noise ? Je me retournai à contre coeur de la vitre - une Mercedes arrivait ( ToT ).
- J'espère que tu ne m'as pas trop attendu, s'exclama une voix en déposant ses clefs sur la table.
Pas de réponse. Aaron enleva sa veste et constata, tout sourire, que j'avais déballé toutes mes affaires.
- Tu ne perds pas ton temps, remarqua-t-il.
Toujours pas de réponse. Il va finir pas être frustré ! Mais je m'en contre-fiche ! Il m'a abandonné pendant 5heures et 26 minutes >o< !
- Tu peux parler hein. Je ne vais pas te manger ^^
- Tu préfererais me tuer ? tranchai-je.
Oups ! Ca m'a échapper. Il se retourna vers moi, stupéfait. Désolée, désolée, désolée, désolée ! Déso- Pourquoi je m'excuse ? Ca va pas dans ma tête de schmetouk des plages? Je m'excuse parce que mon kidnappeur m'a abandonné cinq heures ? Je deviens folle et je radote ! Il s'assit sur mon lit et fit semblant de rêver. Je sais pas à quoi il pense mais à vrai dire, je veux juste savoir pourquoi je suis là.
- Pourquoi moi et pas quelqu'un d'autre ? demandai-je timidement.
- Tu avais l'air perdue, hésita-t-il comme si il essayait de s'en convaincre lui-même. Et tu n'avais pas peur de l'inconnu puisque tu es venues avec moi. Je sais pas pourquoi j'ai décidé de te kidnappé. Je me suis enfoncé bien profond non ? ^^
Il se fiche de moi ? MAIS J'ATTEND QUOI POUR ME BARRER MOI ALORS !
- Puis, il me semble que tu n'as plus rien à perdre. Je me suis dis que si c'était pour avoir de la compagnie, je l'aurai de son plein gré.
J'ironisai.
- M'assomer, c'est de mon plein gré ? --'
- Heu... fit-il, à cours de réponses.
Il me semblait bien. Je me dirigeai vers la porte. Je fais quoi ? Je prend le temps de ranger toute mes affaires et je pars tranquille ? Ou je reste ? Ou je pars maintenant ?
- Tu vas où là ? s'exclama-t-il en me voyant me lever et me jeter sur l'armoire. Je t'ai eu, je te garde !
Suis-je un objet pour lui --' ?
- Tu m'as déjà causé bien assez d'ennui comme ça ! criai-je en ouvrant l'armoire et en prenant le plus vite possible mes affaires. Je m'en vais ! Tu vas me reconduire chez moi ! ordonnai-je en pliant mes pulls dans ma valise. Ou alors je me ferais un plaisir fou à te voler ta Mercedes ! * s'arrête dans son mouvement* Ho *__*, voler une Mercedes ! * se reprend* Bon, tout ça pour dire...
... pour dire quoi ?

●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●○●

Flash-Back

J'attendais encore une fois devant la porte de cet aéroport. Elle ne sortait pas, encore une fois. Et encore une fois, avec une lueur d'espoir dans le coeur, j'entrais dans cet aéroport en espérant la trouver. Mais encore une fois, il n'y avait personne. Cela fait deux mois qu'elle est partie. Deux mois que je n'ai plus aucunes nouvelles. Deux mois que tout me semble terne et sans intérêt. Enfin, tout sauf ce que je venais de voir à l'instant. Une jeune fille sortant en courrant d'un couloir, suivie par un mec tellement noir qu'il me fallut plusieurs secondes pour capter qu'il n'était pas en chocolat. Elle avait des cheveux blonds méchés de bruns et des yeux bleus. Son chemisier, sa jupe, sa veste, ses chaussures ; j'avais l'impression qu'elle rayonnait. Elle Lui ressemblait tellement. Mais, le type à côté d'elle, il ne pouvait être que son fiancé. Pas de chance... Ho ! Mais il va où ? C'est qui ça ? Mais pourquoi va-t-il près de cette femme et de ces enfants. Ha, j'ai compris [ --' ]. Donc, ce n'est pas son mari ? J'ai toutes mes chances !
Je me dirigeai vers cette fille, bien décidé à en faire ma nouvelle Abbygail.


**************************************************************************************


Voilà voilà =D
Le deuxième chapitre est sorti !
Je ne sais pas si vous aviez compris,
mais le dernier paragraphe, c'est les pensées d'Aaron ^^
Allez, j'attend vos impressions.

Ps : Le prénom Abbygail, en honneur à une amie, se prononce : Abi-ga-elle. Pour infos ^^

Bonne journée à tous,
& à bientôt <3 !
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#Posté le mardi 05 mai 2009 12:01

Modifié le mardi 30 août 2011 14:40

Chapitre 3, Le voyage commence.

Chapitre 3, Le voyage commence.


<< Exprimer la peur de quelqu'un d'autre que soi est plus difficile qu'on le croit. Il faut s'imbiber du personnage de fond en comble ; son humour, son humeur, sa façon de voir les choses, sa vie ... Sans compter le décor, les personnages et les sensations, je pense que la peur est la pire chose à décrire. Surtout quand on a jamais connu ce genre de situation ( attentat, enlevement, ... ). Apprendre à connaître la peur, c'est la combattre elle-même. Apprendre à connaître la peur, c'est ne plus avoir peur d'elle >>.




- Franchement ! Toi, t'aurais fait quoi ?
Il y eu quelques secondes de silence durant lesquelles mon interlocuteur sembla réfléchir profondément.
- Franchement ? demanda-t-il.
J'hochai la tête.
- Je me serai barrée en vitesse.
Je regardai, avec un certain air blasé, la récéptionniste habillée en Dior. En plus d'être belle et bien habillée, elle a toujours raison. Sale blonde aux yeux bleus ! Monica, rien que son nom en disait long --' . Elle ouvrit un tiroir et un sortit une montagne de documents.
- Désolée Windy, mais je dois trier tout ça.
- Aucun problème, répondis-je. Je vais aller faire un tour ... heu ... dans ma chambre --' .
Je me séparai du comptoir et allai dans ma chambre, en traînant les pieds. J'ouvris mon armoire et vis mes vêtements à moitié rangés. Je lookai une seconde ma montre, 14h23, Aaron arrivait dans 1 heure pour << m'annoncer une bonne nouvelle >>. J'ai bien le temps de tout ranger. Je fis un 360 pour voir quel endroit le plus désordonné et vit l'armoire qu'Aaron m'avait interdit de toucher. Bon, je vais m'attaquer à mes vêtements ! Je repliai deux chemisiers puis tombai sur ma jupe préférée. Une jupe Jean-Paul Gaultier que je n'avais plus mise depuis des siècles ! Je me mis à rire toute seule en me remémorant le jour où je l'avais achetée. Je retirai mon vieux slim et décidai de tenter une approche avec le bout de tissu noir. Et, avec une chance inestimée, je glissai parfaitement dedans ! Puis je voulus fermer la fermutre Eclair mais ce fut là que ma tentative coinça -__-. J'eus beau m'acharner, je ne rentrais plus dans la jupe de mes rêves. Bah tant pis... T__T ... Ho ?! Si je la refilais à Monica ? Ouais allé ! Je remis mon slim et me dirigeai vers l'acceuil. Je tournai au coin du couloir et vit...
- OMG O_O
- Heuu..., fit la femme en repoussant l'homme dans ses bras
Ho ! :o
- Bah, Monica, c'est qui ça ? demandai-je, abasourdie.
L'homme avec qui Monica fricotait tira sur la veste de son costume et me tendit sa main que je serrai. Il secoua nos mains vivement - je faillis tomber - et se présenta :
- Je suis le directeur de cet établissement. Vous devez être Wendy ?
- Windy, rattrapai-je avec lassitude. Oui, c'est bien moi ^^' ! Bon, je vais vous laisser hein?
Je tournai les talons et partit à la vitesse de la lumière en oubliant de donner la jupe à Monica.
Fuyons >< !

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- Je suis de retour ! lança une voix enjouée qui m'était à présent familière.
- Je ne suis pas partie ! répliquai-je avec un ton imitant ironiquement l'enjouement.
- Tu râles toujours ? demanda Aaron.
- Je suis juste *pause pour l'effet* STUPIDE !
- Tu sais, commença-t-il en enlevant sa veste. je ne pense pas que tu sois stupide. Si tu voulais vraiment partir, tu te serais enfuie pendant la journée...
- O_O !
J'y avais pas penséééé TT___TT
- Non non, fis-je avec un ton dérisoir. Je suis stupide --'
Il rit d'un rire claquant - j'en sursautai. Il se tourna vers moi avec une expression pétillante. Je le sens pas bizarrement. J'entendis un bruit sourd puis une sorte de raclement. Je me retournai pour voir... un pigeon écrasé à la fenêtre.
- Laissons crever cette sale bête U_U# ! suggéra Aaron.
Mauvaise expérience avec les pigeons ? OMG ! Le pigeon se releva et se mit à frapper avec son bec sur la vitre. Vous avez déjà vu un pigeon fixé quelqu'un avec un regard noir ? Moi, oui, celui-là !! Mais il est completement taré ! Je m'approchai de la fenêtre et toquai sur la vitre ; le pigeon s'envola.
- J'ai une surprise ! s'exclama mon ravisseur dans une vaine tentative de changement de sujet. Viens t'assoir !
Il se posa sur le lit. J'y allai aussi - veillant à aller bien à l'opposé, sur les coussins.
- On part ce soir ! On déserte le pays ! cria-t-il de joie.
Il y eut un silence. Puis je compris ce qu'il venait de me dire.
Je fus prise d'une peur panique. Ca devenait sérieux là. Ca voulait dire que j'étais réellement prisonnière. Je comprenais enfin pourquoi je n'avais pas encore eu peur depuis le début de mon enlevement. Je n'avais jamais été ''prisonnière''. J'avais toutes les libertés que je souhaitais ! Et maintenant qu'Aaron voulait qu'on s'en aille, je me sentais completement paniquée. Il prenait réellement en compte et au sérieux l'importance de ses actes. Même si les raisons de son choix - porté sur une stupide fille qui est ... moi - m'échappaient toujours, il fallait croire qu'il avait décidé de tout mettre en oeuvre pour les réaliser. Je fus prise d'un vertige. Ma situation critique me sauta alors aux yeux : je devais m'enfuir ! Mon corps fut parcourru de soubresauts et Aaron sembla se figé sûrement en voyant mon visage se vidé de son sang. A propos de sang, des visions de moi pendue, élécrocutée, noyée, décapitée, ... enfin, morte, m'occupaient l'entièreté de l' esprit. Si bien que je ne pus les retirer dans les abysses de mes souvenirs à oublier. Je commencai à étouffer par ma propre peur qui prenait le contrôle de mes muscles - à présent figés. Aaron eut beau me secouer et me parler, je ne bougeai plus et ne l'entendait pas. Mes yeux se portèrent à la fenêtre où je voulus sauter puis sur le doux visage de mon ravisseur en face de moi. C'est à ce moment qu'une bulle m'entoura, m'enferma dans ma peur, me confinant, hors d'atteinte de l'extérieur, prisonnière du vide. Ma respiration se coupa et il se retira, choqué. Puis jeta des regards vifs partout autour de lui, soudain empli d'un stress contagieux. Mes oreilles se bouchèrent. Je sentais dans mon dos des fourmillements, j'étais entièrement crispée et j'étais courbaturée de tout les côtés. Mon regard perdu dans le vide, je réussis à convaincre mes membres de m'assoir. Aaron poussa un soupir de soulagement en voyant que je m'asseyais de moi même. C'est seulement quand je sentis des gouttes tomber sur mes genoux que je remarquai que je pleurais. je pleurais même toutes les larmes de mon corps.
Commencant à comprendre d'où venait mon choc, Aaron s'accroupit et posa son menton sur mes genoux. Je l'aurai tout de suite repoussé, si j'avais pu. Il se mit à me parler calmement mais je ne comprenais rien de ce qu'il disait, j'avais le souffle coupé depuis trop longtemps. Ma vue se brouilla, puis un déclic surgit, j'entendis : " Je ne le fais pas pour rire". Mes poumons se remplirent d'air et je voulus hurler tellement cela faisait mal. je sentis le flot de mes larmes se calmer, j'essayai tant bien que mal de ne plus pleurer. Je sentais les mâchoires d'Aaron bouger sur mes genoux mais le bruit de mes propres larmes couvrait ses chuchotements. Le visage consterné, il se releva et se mit à faire les cent pas.
Si j'avais été normale, j'aurai eu peur dés le début, et pas me lier d'amitié avec mon ravisseur, plus beau tu meurs. La consternation du visage d'Aaron passa sur le mien, puissance mille. Je pris ma tête dans mes mains et me calmai tant bien que mal. Arrivant à peine à comprendre les excuses d'Aaron, je me rendis tout de même compte qu'il avait l'air bien con. M'avoir enlevé, m'avoir laissé faire tout ce que je désirais, et maintenant, il devait sans doute remarqué que cela avait été sa plus grosse erreur. A présent, la confiance qui s'était petit à petit installé venait de se réduire à néant.
- Ca suffit maintenant ! lança la voix sèche pourtant mielleuse d'habitude d'Aaron.
Je relevai la tête.
- Tu n'as pas le choix !
Il s'en alla d'un pas ferme vers l'armoire qu'il m'avait formellement interdit d'ouvrir et l'ouvrit lui-même. Je vis alors des tas et des tas de liasses de toutes les couleurs débouler sur le parquet. Mes yeux sortirent de leur orbite, ma mâchoire alla s'écraser au sol et mon corps fut comme ... je-ne-peux-décrire-cette-sensation.
- Voilà ce que je faisais pendant toutes mes journées, déclara-t-il en me montrant l'argent à terre.
Je ne savais que dire, que faire ; alors je ne dis rien, ne fis rien. J'étais bouchée bée. Mais ... combien avait-il volé ? Et à qui ? Ces questions me tapai sur le système mais me tourmenaient tellement que je ne savais les faire reculer dans les abîmes de ma conscience déchaînée. Aaron se pencha et entreprit de ranger les billets de différentes teintes dans des sacs. Je fus à nouveau prise d'une panique dingue. Avec autant d'argent, il veut aller loin. M'entendant commencer à respirer fort et part dose saccadée, Aaron se tourna vers moi et s'empressa de précisé notre destination.
- Calme, calme, calme ! Nous allons à l'Avenue Louise de Bruxelles !
Bru- Bruxelles ? Je tombai dos sur le lit, les bras grands ouverts et me mis à rire. Bruxelles ! Mais c'est le pays à côté ! J'étais tellement soulagée que j'en pleurais presque. Bruxelles, mais ce n'est pas loin du tout, ... Au moindre problème, je peux apeller mes parents ! Mais, Aaron m'avait volé mon gsm. Et le numéro de mes parents, vous croyez bien qu'après deux ans loin d'eux, je l'ai completement oublié. Je me relevai avec un léger sourire, Aaron me regardait avec un regard satisfait. Il s'approcha doucement de moi tout en déposant les sacs de voyage au pied de mon lit et déposa un baiser sur mon front. Puis murmura au coin de mon oreille :
- Je ne te laisserai pas partir... Tu lui ressemble trop : même sourire, mêmes réactions, même lueur dans le regard, et même odeur, termina-t-il en humant mes cheveux.
Je ne comprenait pas trop, je ressemblais à qui ? J'eus un léger frisson, qu'il perçut. Son regard avait changé, ses intonations étaient plus sincères, plus profondes. Je ne comprenais pas trop ce qu'il m'arrivait mais j'avouerai toujours que ce moment ne m'avait absolument pas déplu. Il sembla sourire puis déposa un autre baiser sur ma joue. Le contact de ses lèvres sur ma peau me fit sûrement rougir puisqu'il ajouta en caressant ma joue :
- Jolie couleur.
Il se redressa et se dirigea vers notre armoire. Je ne bougeais plus, trop gênée. J'en m'en voulais de rougir, je me serais frappée si il n'était pas en train de me féliciter d'avoir bien organiser l'armoire. Il prenait nos affaires et les entassaient dans deux autres sacs. Il compte y aller comment à Bruxelles ? On va pas dépenser un billet d'avion pour ça ?!

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- Tu es prête ?
Il avait mis deux sacs de billets, et deux gros sacs de vêtements, sans compter mes deux valises Gucci, dans le coffre et sur la banquette arrière de sa Mercedes.
Je n'avais pas dit un mot depuis deux heures. Je n'allais me raviser maintenant.
J'hochai la tête.
- Alors on est parti ! lança mon ravisseur avec son enjouement habituel et consternant vu la situation.
Je secouai de nouveau le menton, m'obstinant à regarder dehors.
- Tu ne vas pas commencer à faire la tête pendant tout le voyage ! dit Aaron en me prenant le menton pour me tourner la tête vers lui. Tu devais tout de même t'y attendre à ce qu'on parte !
Non, je ne m'y attendais pas. C'est ce que je voulais répondre, mais les mots restaient bloqué au fond de ma gorge. Les adieux avec Monica avaient tout de même été dur. Je lui avait entre autre donné ma jupe sur laquelle elle avait sauté à bras ouverts. Elle avait été ma seule ''amie'' durant ses quelques jours. Aaron me lâcha le visage en voyant que j'étais très têtue. Je voulus sortir de la voiture mais il avait verouillé les portières. Je lui jetai un regard méprisant.
- A présent, la confiance est brisée des deux côtés ! lâcha-t-il avec un on qu'il voulait lui aussi méprisant.
Son yeux bruns, si noirs maintenant, et les veines qui tremblaient au niveau de ses tempes, me firent peur. Lui qui était si beau, je ne me doutais pas qu'il puisse être si méchant. Je le détaillai à nouveau : chemise, gilet à capuche, jeans. Rien dans ses habitudes vestimentaires n'avait changé. C'était dans sa tête que cela avait changé, cela ne me plaisait pas. J'aimais le Aaron gentil, gentelman, mystérieux. Pas celui qui livre tout par ses yeux furieux, celui qui livre par ses mots doux. Il mit la clef dans le contact et tourna d'un coup sec. Le moteur rugit, et voiture bondit sur la route. Je regardai par la fenêtre cette fois-çi. Je l'entendais parler de l'appartement qu'il avait acheté mais je m'en contre-fichait. Le jemenfoutisme dont je faisais preuve l'énerva et il se tut.
Après cinq minutes de route, il tourna la tête vers moi, je m'endormais presque alors qu'il n'était que 18h. Il dit tout doucement, remarquant sûrement que je somnolais, :
- On ira à l'université.
Je fus prise d'un sursaut, me redressant subitement sur mon siège. Université ? J'avais completement oublié ! Le beau gosse à côté de moi sembla amplement satisfait de ma réaction.
- Il faudra que tu me dises dans quelle branche tu veux aller, continua-t-il. Moi je vais en science, physique. Nous nous ferons passer pour la famille Croasword -je pense que c'était le nom de famille de mes voisins. Lucas et Abbygail Croasword.

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Voilàà =D
Vraiment désolée pour le retard --'.
Vous avez vu la petite subtilité de fin ? ^w^
Enfin, la suite ne devrait pas tarder .. UuU'

Merci & à bientôt =)
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#Posté le jeudi 04 juin 2009 12:46

Modifié le mardi 30 août 2011 14:41

Chapitre 4, Les larmes coulent sur le col de ma chemise.

Chapitre 4, Les larmes coulent sur le col de ma chemise.
Je regardais par la fenêtre. Voir les paysages défiler ne me procurait plus aucune satifsaction. Je me disais plutôt que Bruxelles était plus loin que je ne le pensais. J'avais passé la première demi-heure du voyage à calculer combien de temps il nous faudrait pour y arriver. Mais Aaron avait l'art de faire des détours et de changer de vitesse tout le temps. Je ne savais même plus quelle heure il était et depuis quand on roulait. Enervée, je l'étais. Attristée, je l'étais. Effrayée, par contre, je ne l'étais plus.
Depuis qu'il avait mentionné l'Université, Aaron n'avait plus rien dit. Il se bornait à froncer les sourcils et à se concentrer - bien trop pour que ce soit naturel - sur la route. Il semblait anxieux. A ce propos, il a quel âge ? Il a déjà le permis ? C'est peut-être pour ça qu'il est anxieux ! Il a peut-être pas le permis !!
J'étais prête à me tenter à lui poser la question lorsqu'il se rangea sur le bas de la route et me toisa, sourcils froncés. Je le fixai, arquant un sourcil en montrant la route. Il fit semblant de ne pas comprendre et enchaîna :
- Je peux pas conduire comme ça ! Je vais me tirer une balle ! Faut que tu parles, que tu fasses au moins semblant de m'écouter...
Il s'arrêta un instant, se souvenant que j'avais déjà tenté le jemenfoutisme.
- Oui. Bah, au moins parler ! décréta-t-il en rallumant le moteur. Parle moi de ta vie ! Je sais pas moi...
Il réfléchit tout en retournant sur la route. Je pus voir un panneau << Bruxelles 130 >>. J'ouvris la bouche. Déjà plus que 130 kilomètres ! J'étais toujours énervée, aussi, je lâchai :
- Il serait peut-être primordial d'en savoir plus sur nous. Nous sommes censés être frère et soeur. Je me trompe ?
Aaron sourit, sûrement heureux d'entendre le son de ma voix qui m'avait paru ridiculement grave avec les heures d'inactivité.
- Aaron, 18 ans depuis le 16 Octobre. J'ai une soeur jumelle, Katy. Je vivais à Paris avant... Puis il y a eu une période noire de ma vie, et me voilà maintenant !
Je contemplai le tableau de bord avec un sourire. << Une période noire dans ma vie. >> Il serait comment si je lui expliquais les raisons de mon escapade à Hawaï ? Je laissai quelques minutes de silence avant de, moi aussi, déballer ma vie.
- Windy, 17 ans depuis le 29 mai. Je n'ai ni soeur ni frère. Je vivais aussi à Paris. Je suis partie à Hawaï pour suivre mon petit-ami mais il me trompait. Je suis restée quelques mois là-bas et je suis revenue.
Il fronca les sourcils , fit un bref calcul.
- T'es partie de chez toi à 16 ans ?
J'hochai la tête. La pire idée de toute ma vie. Mais je suis maintenant décidée à rester sur le continent ! J'étais très attachée à mes amis d'Hawaï, les adieux ont été difficiles, mais je ne regrette pas trop d'être revenue. C'est dommage qu'Aaron m'ait enlevé, on aurait pu être de très bon amis !
D'ailleurs, cela me fit bizarre de lui reparler. Je le fixai, il me jeta quelques coups d'oeil frutifs et me supplia d'arrêter de le regarder sans arrêt. J'enfoncai les écouteurs de mon I-Touch dans mes oreilles et fermai les yeux.
Quelques secondes après, je sentis une main remettre une mèche derrière mon oreille. Je n'osai pas ouvrir les yeux, je devais sûrement être encore terriblement rouge à en entendre son rire. Je restai comme ça un bon bout de temps puis je sentis la voiture s'arrêter. Je regardai autour de moi ; nous étions dans une station essence. Aaron sortit et m'enferma de nouveau dans la voiture aux vitres teintées.
Je vois que la confiance règne à nouveau ...

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- On est en Belgique ! Wendy ! Wendy ! Réveille toi !
J'ouvris les yeux péniblement, me redressant. Je voulus stipuler que mon nom était Windy mais je me souvins que j'étais séquestrée dans une voiture et que j'avais un besoin hyper pressant ( >O<' ). Aaron se gara sur la dernière aire de repos du pays et se tourna vers moi.
- Bon, maintenant, on est en délit, me dit-il, provoquant ma peur à nouveau. Tu vas aller sur la banquette arrière et pas dire UN mot !
J'hochai la tête et demandai pour aller aux toilettes, il accepta.

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- C'est bon ? Bien installée ?
Franchement, si il devait être quelque chose dans la vie, ce serait pas kidnappeur professionnel. Je grognai pour répondre et il repartit sur la route.
On s'arrêta au péage quelques minutes plus tard. La femme à l'intérieur de son habitacle de plexi ne remarqua rien, trop bête. Nous fîmes une centaine de mètres puis il parla.
- Tu sais, tu aurais pu lui dire que tu étais là...
Je rougis et me retournai dos à lui. Bien sûr que je le savais ! Mais les mots étaient restés coincés dans ma gorge. Qu'est ce que j'y peux si j'ai pas envie de partir ! Ma tête me dit : barre toi ! Mon corps lui répond : Non. Dilemme, dilemme ... Je suis stupide ! J'ai beau ne pas toujours me rendre compte de ce qu'il m'arrive mais je suis en train de fuir le pays ! Et, malgré ma situation de kidnappée, je n'arrive pas à lui en vouloir à Aaron. Je sentis mon coeur battre la chamade ( ce serait bête que mes crises de je-ne-sais-trop-quoi-de-flippant resugrissent ). Il est tellement ...
- Ha ! s'exclama-t-il. Et bien, << Bienvenue en Belgique ! >>
Je l'entendis rigoler puis plus rien. Belgique ? Ca y est, ça me reprenait. Je me sentis exilée du monde, mes yeux figés sur la banquette noire. Allai-je bloquer à chaque fois que sa sadicité faisait un pas de plus ? Je m'entendis respirer de plus en plus fort mais Aaron venait de mettre de la musique et n'entendit pas mes plaintes. Mon coeur me serrait, mon estomac se retournait et mes muscles se contractaient tout seul. Cette fois-çi, en plus d'avoir du mal à respirer et à bouger, j'étais incapable de réfléchir. J'agrippai la banquette et la serrai le plus que je le pouvais - comme çi cela servait à quelque chose. Je me recroquevillai sur moi-même, tentant de contrôler ma respiration.

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Qui savait que dans une voiture près de la frontière se trouvait une simple fille inconnue que tout le monde pensait ailleurs. Personne ne se demanderait où elle se situerait. Je souris en pensant à mon plan plus que parfait.
" Windy David, née à Poitiers en 1991. Ni frère, ni soeur. Père et mère français, habitant une petite maison à côté de Paris. Elle a fréquenté une seule école et a toujours eu des points acceptables" .
Que dirait-elle si elle découvrait tout ce que je savais d'elle ? Si elle savait que j'avais enquêté sur elle durant tout mes longs jours d'absence ? Elle me tuerait sur place ! Je regardai un panneau << Bruxelles 97km >> sur le bord de la route. Je m'appretais à l'annoncer à Wendy lorsque j'entendis un gémissement étouffé en baissant le son. Je me retournai et la vis roulée en boule, prise de soubressauts affolés. J'entendais sa respiration saccadée. Je me garai illico sur le bas côté - ne prenant même pas le soin de mettre mes feux de détresse. Je sautai sur la banquette arrière et la redressai. Sa tête pendait mollement sur mon bras, ses yeux fermés se plissaient sans arrêt. J'ouvris les fenêtres pour qu'elle aie de l'air ; elle ruissellait de sueur. Je me mis à chercher de quoi lui secher la figure mais je ne trouvais rien. Sa respiration se calma mais sa poitrine se soulevait de plus en plus haut sous mes yeux affolés. Je lui fis de l'air bêtement avec ma main libre et tentai de l'assoeir à côté de moi mais elle alla s'écraser contre la fenêtre. Je la repris précipitement dans mes bras et la collai contre moi. Allez, meurs pas ! Meurs pas !


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Il avait beau me coller à lui, cela ne changeait rien. Cela me gênait d'autant plus. J'avais besoin d'air bon sang ! Le contact de tout son corps contre le mien m'oppressa. Je tentai de me débattre mais mes forces se vidaient à tenter de me calmer et de me garder consciente. Puis d'un coup, j'explosai. Il y eut comme un déclic et mes voies respiratoires se réouvrirent. J'inspirai une longue seconde et me mit à pleurer sur l'épaule d'Aaron. Il ne savait pas trop quoi faire. Je ne lui demandais rien, j'étais tellement gênée de pleurer comme ça que je préferais qu'il ne fasse rien. Je ne voulais pas qu'il voie ma tête. Si bien que quand il voulut me détacher, je m'agrippai à lui, serrant bien fort sa chemise dans mes mains. Ne me regarde pas ! Ne me regarde pas !

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Je l'entendais pleurer. A la fois, je la comprenais ; c'était gênant pour elle cette situation. Et aussi les émotions de ces derniers jours, il fallait bien que ça sorte. Mais à la fois, je me demandais pourquoi elle serrait son ravisseur dans ses bras. Je ne comprenais pas pourquoi elle ne m'en voulait pas. Note que, j'étais très heureux qu'elle ne m'en veuille pas puisque sinon, cela n'aurait pas été le vrai portrait d'Abbygail !
A mon tour, je la serrai dans mes bras en murmurant :
- Pardonne-moi.
Je l'entendis explosé de plus belle et sourit légèrement en déposant mon menton sur son épaule.


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Voilà Voilà :)
Chapitre 4 on line ! =D
Aaron a pas mal pensé dans ce chapitre hein ;D !
Le 5 ne tardera normalement pas ;D
A ce propos, désolée pour le retard mais avec les examens et tout et tout =s
Mais il est là ^.^ !
Enfin, bon. Je dois vous laisser :'(
Je vous préviens à l'arrache puis je file ;)

Bisous & bonne lecture :D <3


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#Posté le jeudi 18 juin 2009 12:16

Modifié le mardi 30 août 2011 14:45

Chapitre 5, Il paraît que la nuit porte conseil.

Chapitre 5, Il paraît que la nuit porte conseil.J'ouvris un oeil, puis l'autre. Je ne voyais rien d'autre que du noir. Je clignai des yeux. J'apercevais maintenant les rayures d'une banquette. Je me relevai en sursaut et retombai directement. Je fronçai les sourcils ; je n'arrivais pas à me retourner. Quelque chose m'en empêchait. Je tentai tout de même de me tordre pour voir la raison de ce ''bloquage''. Je ne vis rien ; c'est à ce moment là que je compris qu'il faisait nuit. Je me mis à tater le vide, recherchant des formes connues. Je me souvins que j'étais dans la Mercedes en touchant le siège avant. Je me figeai un instant. Et si c'était Aaron qui m'écrasait ?
Je secouai la tête. Mais non ! Lorsque que j'ai sombré, il était pas ................ il était à côté de moi --'... Je tentai derechef de me redresser, en vain. Je réfléchis : je semblai avoir une veste sur mes épaules, je ne sentais plus mes jambes, mon bassin était coincé et je sentais quelque chose enroulé autour de ma taille. Des bras ? Je voulus me gifler - heureusement que je ne pouvais pas ! Il ne fallait pas que je pense que cette chose puisse être Aaron ! C'était profondément stupide ! Pourquoi serait-il ...
- Abby ... Reste là ... Hm ... Reste près de moi...
Je sentis l'étreinte se resserrer autour de moi. Abby ? C'est pas le nom qu'Aaron a décidé de me donner pour notre ''nouvelle vie" ? Je préférai oublier la vie qui aurait lieu dans quelques temps et me concentrer sur le présent et sur mon besoin urgentissime de changer de position. J'étais courbaturée de tout les côtés.
J'essayai de distinguer d'où m'étaient parvenus les murmures et ne put me résoudre à penser que j'étais bel et bien en train de dormir à côté d'Aaron, alias le kidnappeur vraiment vraiment pas doué ! Je soupirai et entrepis de me dégager, sans grand succès.
Soudain, sans trop comprendre pourquoi, je vis le visage d'Aaron face au mien. Il s'était étendu de tout son long entre moi et le dossier des sièges. J'étais prête à tomber mais l'étreinte de son seul bras me retint. Je sentais son souffle sur ma peau. De toute les situations embarrassantes que j'avais vécues avec lui, celle-ci était de loin la pire ! Il murmurait, je ne comprenais rien mais cela me calma automatiquement. Je reposai ma tête sur la banquette glacée. Comment faisait-il pour dormir par un froid pareil ?
Mes yeux finirent par s'habituer quelque peu et je pus voir que toutes les fenêtres étaient ouvertes. Mais il est fou ? Et si quelqu'un venait voler la voiture ?
J'eus comme un flash : lui en train d'ouvrir toutes les fenêtres lors de ma crise, me suppliant de ne pas mourir et me faisant de l'air avec sa main.
Je rougis. Il avait fait tout ça pour moi ? Pourquoi prendre tant de mal pour une fille qu'il a décidé d'enlever sur un coup de tête ?
Quel fou !
- Je t'... t'aime ...
Je rougis de plus belle. Pensait-il à moi ? Ho, mais j'en ai pas marre avec mes idées stupides ?!
- Abby ... Où es-tu ? ...
Il se mit à rire tout doucement, un rire très doux et très beau à entendre. Bizarrement, je me pris à l'admirer. Note que, malgré ce qu'il m'a fait ... il est très agréable à admirer.
De très près, je pouvais remarquer qu'il avait un encore plus beau visage que de loin. Ses cheveux bruns - que je voyais noir avec le peu de lumière que m'offraient les lampadaires - m'éffleuraient au gré de sa respiration. Ses yeux clos se plissaient de temps en temps, signe qu'il rêvait. J'essayai d'importer le moins d'importance possible à son visage et baissai les yeux directement vers sa chemise. D'ailleurs, n'avait-il pas un pull à capuche avant ? Je me rappelai que j'avais quelque chose sur moi et je rougis de plus belle en comprenant que ce n'était autre que son pull.
Un léger tremblement fit partir l'une de ses mèches rebelles sur son visage. Je décalai ma main et l'avancai vers la rebelle de la forêt. Je passai très légerement ma main dans ses cheveux et il frémit. C'est vrai qu'il faisait quand même très froid, et même avec son pull, je me retenais de claquer des dents.
Soudain, un camion ou je-ne-sais-trop-quoi fit trembler la voiture et je commencai à glisser sur le côté. Je m'agrippai au bras d'Aaron en essayant de ne pas le réveiller.
Puis une autre secousse me fit glisser completement mais l'un de mes pieds était coincé entre les jambes et se tordait dans une drôle de position. Je ne pus retenir un léger cri de douleur.
Je sentis alors une pression sur mes deux bras et je me retrouvai à nouveau sur la banquette, mon pied libéré encore très douloureux, face aux yeux perçants d'Aaron.
- Ca va ?
Il avait chuchoté, je ne comprenais pas trop pourquoi mais je m'en fichais pas mal à présent. J'hochai la tête et il soupira. Il se releva et je pus m'assoeir aussi. Enfin pas vraiment, car ma jambe alla se caler entre les deux siennes. Je crus d'abord à un spasme quelconque puis je remarquai que c'était lui qui examinai ma cheville. Je ne sentais donc vraiment plus rien ? Je le vis allumer les lumières intérieures. Je dus fermer les yeux tellement cela faisait mal, mais je voyais quand même de très irritantes tâches multicolores [ NDA : Je HAIS avoir ces taches hyper trop chiantes ! <>__<> ]. Je sentis que mon ravisseur me tenait par le genoux mais je n'avais aucun rendu des actions que pouvait bien faire sa seconde main. J'ouvris à moitié les yeux et vis à mon plus grand étonnement qu'il tapotait ma cheville terriblement enflée de son Diamond.
- Ca sert à rien, je ne sens absolument rien, précisai-je.
Aaron releva la tête vers moi, ses yeux luisaient. Il baissa la tête.
- Désolé, c'est de ma faute. C'est à cause de moi que tu t'es fais ça. On ira chez le docteur demain. Je ne veux pas que tu ...
La pensée d'aller chez le médecin me révulsa directement. Je hais les docteurs !
- Pas la peine ! me précipitai-je de dire. Ca doit juste être foulé !
Je le vis froncer les sourcils à nouveau ? J'ai dis quoi, moi ?

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Je comprend vraiment rien à cette fille. Si on allait chez le médecin, elle aurait pu prévenir de sa présence... Je lui fais tant d'effet que ça ? Si on testait ?
Je relevai la tête et vit la sienne se détourner en rougissant. Quoi ? J'ai encore rien dit !
- Si tu pouvais lâcher ma jambe s'il te plaît, ce serait sympa...
Je regardai sa jambe. Oups ! Sur le coup, je n'avais pas remarqué qu'elle portait une jupe. Je déposai doucement son pied sur le sol et elle put s'assoeir. Je voulus m'adosser à la vitre et, remarquant que toutes les autres étaient ouvertes, j'entrepris de les fermer. Lorsque j'eus fini, je m'installai face à elle, la fixant. Ses longs cheveux dorés - particulièrement foncés avec l'obscurité, tombaient comme un rideau devant elle. Je levai la main et les bougeai pour la voir. Elle luttai visiblement contre le sommeil ; ses paupières se fermaient toutes seules.


˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛

J'ai mal ... J'ai très mal ...

<< Je te l'avais dit ! Tu es tellement maladroite ! >>

Je sais ... Pas la peine de rire...
J'ai toujours mal ... J'ai mal à l'intérieur de moi... J'ai mal au coeur ... Il se serre... se reserre... m'étouffe... J'ai mal ... J'ai beaucoup trop mal...

<< Windy ? Windy ! Alors, tu viens ? >>

J'arrive ...
Non... je ne peux pas ... J'ai trop mal ... Je ne peux pas bouger ...
Attend moi ! Ne pars pas ! Non ! non !

<< Pourquoi tu ne viens pas ? ...
Désolé, j'ai trouvé plus belle que toi ! ... Plus belle, plus intelligente, mieux que toi ...>>


- NON !
Je me relevai en sursaut, me cognai la tête contre le plafond de la voiture et retombai à même la banquette.
- Windy ? demanda précipitemment la voix d'Aaron. Windy ! Ca va ? Tu as fait un cauchemar ?
Je marmonnai que j'allais bien. Je fermai les yeux ... Cela faisait depuis mon retour à Paris que je n'avais plus rêvé de Lui. Mon coeur battait la chamade, j'étais éssouflée.

<< Désolé, j'ai trouvé plus belle que toi ! ... Plus belle, plus intelligente, mieux que toi ...>>

Son expression avait tellement changé... Son doux visage s'était transformé, je ne le reconnaissais plus ... Il avait tellement changé ... Ce n'était plus le même mais je me souviendrai toujours de nos journées passées ensemble... Nous étions tellement heureux ! Il était toujours souriant, toujours prêt à me rassurer... Ses cheveux blonds volant au vents me laissaient toujours dans une torpeur de bien-être incessante, son regard cuivré me donnait des frissons, le contact de sa peau tiède me réconfortait... J'étais absorbée par tout son être ; son visage, son corps, son esprit, ... . Ses habitudes me monopolisait l'esprit. Lorqu'il me prenait dans ses bras, qu'il jouait avec mes cheveux, lorsqu'il aimait me regarder droit dans les yeux pour le plaisir de me voir rougir, lorsqu'il ne voulait même pas que je decende des ses genoux pour aller dire bonjour à une quelconque amie, lorsqu'il me serrait contre lui juste pour me prouver à quel point il m'aimait, ... ; dans toutes ces circonstances, je comprenais à quel point j'étais idiote de croire que je n'étais assez bien pour lui... Il m'aimait ; je l'aimais ; nous nous aimions...
* Alors pourquoi ? Alors pourquoi est-il parti ? Pourquoi m'a-t-il abandonné ? Pourquoi a-t-il préféré me laisser à Paris alors qu'il partait pour Hawaï, soi-disant pour rejoindre sa famille ? Pourquoi ?
Parce qu'il en a eu marre de moi ? Parce qu'il a trouvé mieux ? Parce qu'il me jugeait insuffisante ? Parce qu'il préférait une blonde sans cervelle ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Je n'ai jamais su pourquoi ! Pourquoi çi ? Pourquoi ça ? Non, jamais. Il m'a oublié, c'est tout que je sais. Il en a une autre beaucoup mieux, beaucoup plus belle, beaucoup plus intelligente ! Il a oublié tout nos moments passés ensemble ! Il a oublié mon anniversaire, le couleur de mes cheveux, celle de mes yeux qu'il aimait tant ... Tout ça, il l'a completement pulvériser de sa mémoire ! Et moi ? Et moi, je fais quoi ? Je vis dans l'ombre de son souvenir ! Je suis idiote ! Idiote d'avoir pu croire à notre histoire ! A notre rencontre dans cette stupide gare ! A notre premier regard ! A tout ce qu'il y a bien pu se passer pendant tout ce temps à ses côtés ! Complétement stupide d'avoir pu imagnier ne fusse qu'une seule seconde que l'on aurait pu être lié pour l'éternité !
A présent, je m'en voulais presque plus qu'à lui...Je me haissais d'avoir pu y croire, d'avoir été si naïve !
Et être naïve me fit penser à Aaron. Sous ses airs lunatiques, je suis certaine qu'il n'est pas si stupide que ça ! Il ne peut tout simplement PAS être aussi stupide ! Il n'est pas décent de faire tout ce qu'il fait avec autant d'insouciance ! Mais lui, je ne lui en voulais pas ! Parce qu'il me rapellait l'Autre par procuration ! Il devenait un clône que je me surprenais à admirer. Il était comme un bonhomme de pâte à modeler que je m'amusais à former selon mes souvenirs.
Mes pensées finirent par me dégoûter, si bien que je décidai de me rendormir.

Le reste de mon sommeil fut sans rêve.
Je me reveillai vers 14h. Aaron chantonnait gaiement en m'annoncant que, dans une demi-heure, nous serions arrivé à destination. Je m'obligeai à ne pas penser à l'appart qui m'attendait Avenue Louise. Je fermai les yeux, m'imaginant au bord d'une falaise. Cela me rappella bizarrement quelque chose. Un livre que j'avais lu il y a quelque temps. Une fille qui se jetait d'une falaise. Elle était en manque d'adrénaline qui lui donnait des hallucinations de son amoureux qui l'avait délaissée. Cet amoureux me rappellait quelqu'un ...Il me rappellait ...
- Voilà ! On y est !
Aaron ? Je me redressai net tandis qu'Aaron sortait admiré l'Avenue. Comment ? On y ...
- Waaaouh !

**************************************************************************************


Voilà Voilà :)
Chapitre 5 on line =)
On en apprend beaucoup sur l'ex ! :D
Excusez moi pour le dernier paragraphe pourri --'
Au fait, précision de dernière minute !
On peut plus ou moins identifier Aaron à Robert Pattinson ( sur la photo ).
Il lui ressemble un peu dans le fond, mais en plus jeune :D

Bisous, bonnes vacances & bonne lecture ! <3
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#Posté le jeudi 09 juillet 2009 12:08

Modifié le mardi 30 août 2011 14:46

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